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Tchad/Doba : une ville pétrolière qui meurt de l'intoxication et de la pauvreté, il faut agir vite pour éviter le pire.
Cher aîné Ngarmbatina Lamane dans l'une de tes publications tu as usurbé les images de la ville de Moundou pour illustrer le fanage du Maréchal à Doba dite "Dob-city" par ses aimés.
Ceci à mon avis est une insulte non seulement envers ta personnalité mais aussi et surtout à l'égard de tous les 1 million d'âme que compte le Logone orientale.
La ville Doba es une victime directe de l'exploitation pétrolière dont depuis 18 ans, pour ceux qui connaissent Doba et qui lui la regarde objectivement, cette citée est devenu peu toxiques, polluée, et nocive pour la santé surtout ces 5 dernières années.
Et je crains aussi sur une éventuelle chute de l'espérance de vie de ses habitants. Ces mutations précités sont dû à l'exploitation abusive de l'or noir, une ressource bénie pour certains mais une malédiction pour beaucoup, puisque ni ceux de la ville de Doba en particulier et les autres tchadiens dans leurs globalités en ont profité comme il le fallait, ça ne s'arrête pas seulement sur ces points mais il faut noter les dégâts du pétrole de Doba vont au-delà de ce qu'on pense.
Le dégagement en quantité importante à l'air libre des Toluène, naphtalène, hexane ou xylène source directe de neurotoxiques ou encore de benzène et de formaldéhyde, provoquent le cancer, aller-y voir à l'hôpital provinciale de Doba, à l'hôpital de Ganze ou encore à celui du catholique Saint Joseph de Bebidja remplits des femmes cancéreuses, Cancer des seins qui depuis le début des années 2014 ôtent la vie des centaines de femmes à Doba dont deux de mes tantes rien qu'en un intervalle de 2 ans.
Des Cancers des seins apparus récemment et qui prends une dimension exponentielle, la propagation inquiète à cela s'ajoute la chute la baisse de reproduction humaine, juste peu de temps avant l'exploitation, Doba fut la 2eme ville du Tchad en terme de démographie mais où en est-elle aujourd'hui?
Ceci vérifie la thèse scientifique selon laquelle l'exploitation impactera négativement à longue durée sur la santé humaine dont en tête la reproduction : chute de la taux de natalité.
Ces femmes (cancéreuses de la province du Logone orientale) sont manquées aussi des soins sanitaires appropriés, structures adéquates, manque médecins qualifiés dans cette branche médicale dite: "cancérologie".
Mais il faut souligner aussi que ce n'est pas seulement l'espèce animale qui es danger, mais non à côtés de Celui-ci, l'espèce végétale l'es aussi.
Car les plantes fruitières ne produisent pas assez comme l'époque poste exploitation pétrolières, les mangues, Goyaves et autres mais aussi les céréales dont le riz, sorgho et le mil qui à l'époque rassasient même les termites mais aujourd'hui c'est devenus une souvenir pour les vieux agriculteurs de la localité qui ne racontaient que des histoires aux petits fils qui à leurs tours prenaient pour des légendes mythiques sous les manguiers stérilisés par le 2- butoxyethanol dégagé par les barils et puits de Lomé.
Doba, cette ville tchadienne connue pour sa cosmopolités socioculturelle et sa richesse agroeconomique mérite mieux que son état actuel, son sous développement doit nous préoccuper aux mêmes titres que celui du reste de notre Tchad .
C'est inacceptable qu'aujourd'hui le gouvernement Tchadien dont le Président DEBY à la tête ignore complètement la situation dramatique que traverse le Logone orientale, qui a elle seule Garantie quelque 35% de PIB du Bled, mais que parcontre les autochtones fauchés jusqu'aux cheveux se zappent la galère 7j/7 sans travail, pourtant des jeûnes l'âge médiane est : 20 ans, le chômage des jeunes diplômés ou non reste un défis majeurs pour cette ville qui en principe devrait être une zone industrielle où tous les fils des autres villes Tchadiennes y viendront chercher de l'emploi.
Mais c'est dommage que c'est plutôt l'inverse qui s'abat.
Certe la chute de cette ville est dû à quelques uns de ses fils, qui d'une manière à une autre détourné à leurs profits les 5% des fonds ( revenus pétrolières) dédiés à la construction et dédommagement de la localité productrices, mais cela n'épargna non plus la responsabilité de Chef de l'État dans cette affaire puisque la logique exige une suivi de gestion particulièrement de Chef suprême du pays.
Alors de tout ce qui précède, je suggères (d'ailleurs des rappels) quelques solutions aux plus hautes autorités soucieuses du développement du pays, notre TCHAD et ses habitants, dont le Maréchal du Tchad en "first position".
De bien vouloir secourir aux dobalais qui meurent à petit feu, en faisant ceci :
- Adopter un programme sanitaire préventif spéciale pour le Logone orientale.
- Adopter un programme agricole approprié afin de faire face aux crises écologiques sans précédents qui nuis le secteur agricole.
- créer un cadre mixte de dialogue social afin de bânir ce sérieux problème qui endeuille des familles chaque année, un problème itératif qui plonge Doba et ses environnants dans l'impasse: le fameux conflit agriculteurs-eleveurs mais aussi s'attaquer sérieusement le problème sécuritaire qui secoue le secteur économique de la localité, car l'instabilité de la République centrafricaine de 2014 a touché la région, la vieille Histoire de "coupeur de route" s'est dégénérée dans la zone frontalière notamment à Nyamodo et Mbaibokoum.
- Adopter un Plan du développement de la ville de Doba (PDVD) qui s'appuiera sur les infrastructures routières, industriels et écologique, goudronnée la ville de Doba et lui relié avec les préfectures clés dont:
Doba - bodo, Doba- beboto, Doba- Goré et enfin Doba- laï etc.
- il faut urgemment une interconnexion énergétique Doba - komé (- 35km) afin de faire bouger le secteur d'activité économique qui s'est arrêté à cause de coupures intensifs de l'électricité.
- Redémarrer le coton-tchad et l'usine de jus de fruits de Doba et mettre des hommes capables afin que l'entreprise puisse embaucher les jeunes sans emplois.
- Accorder une somme importante (d'argent) aux jeunes afin de financer leurs projets et s'auto-entreprendre pour pallier aux problèmes financiers.
- Arrêter et juger tous ceux qui sont impliqués au pillage du fameux 5% de revenus pétrolieres.
- Impliquer la jeunesse sur place et celle de la diaspora dans la gestion de la province notamment lors des prises des décisions.
- Reboiser, la région, plantant quelques 1 à 2 millions des plantes et des lichens pour combattre le réchauffement climatique dû à l'exploitation anarchique par les bûcherons d'une part et la pollution de l'air de l'autre part.
Je souhaiterais que ce (PDVD) soit géré par le Chef de l'État lui-même sans intermédiaire afin que Doba retrouve sa place dans le classement administratif.
Mahamat Ousmane Adam
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